31 juillet 2006
Visite de la Centrale Nucléaire de Bellevile sur Loire
Le 5 septembre 2006, nous allons visiter la Centrale Nucléaire de Belleville sur Loire dans le Cher. Moment important de la vie de la centrale puisque le rechargement partiel du coeur en uranium sera effectué. Ce sera la deuxième visite que j'organise cette année et Ariane VENIN me fait l'immense joie de sa présence lors de cette deuxième édition. J'aurais aimé faire partager un à groupe plus important cette visite mais étant en période vigi- pirate, ce n'est qu'un groupe de huit personnes ( le groupe est déja complet) qui ne peuvent participer à ce genre de manifestation. Le rechargement du coeur reste un moment sensible donc très fortement sécurisé. Par contre il sera possible de visiter la centrale hors période de rechargement et je me ferais un plaisir de lancer les invitations le moment venu.
cordialement à tous,
Laurent MILLET
Délégué départemental à l'environnement
(énergie Nucléaire)
délégué de la 1 ère Circonscription de la NIèvre (58)
tél:06.09.80.95.24
mail:laurentmillet@ump.org
30 juillet 2006
Sacs de caisse en plastique traditionnel vs sacs de caisse biodégradables : le saviez vous ?
- 15 milliards : nombre de sacs de caisse consommés chaque année en France (numéro 1 mondial)
- 250 : nombre de sacs consommés chaque année par habitant
- 20 minutes : durée d’utilisation moyenne d’un sac
- 100 à 300 ans : Durée de dégradation d’un sac en plastique traditionnel
- quelques mois : Durée de dégradation d’un sac en plastique biodégradable
Isaure d’Archimbaud (source ADEME 2004)
26 juillet 2006
Les Voitures « vertes » :
Crise et hausse du pétrole, pollution atmosphérique due aux transports, réchauffement climatique, objectif internationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, taxation des véhicules polluants, tout ceci incite de plus en plus les constructeurs automobiles à se pencher sur la production de « voitures vertes ».
En France, en juin 2006, a été lancé conjointement par Thierry Breton Ministre de l’Economie des Finances et de l’Industrie, et Dominique Bussereau, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, le projet Flex fuel 2010.
Trois objectifs sont visés par le groupe d’étude d’ici à 2010. Etudier avec les constructeurs automobiles les différents types de véhicules qui pourront être mis sur le marché en 2010, établir les modalités de production d’éthanol, de biocarburant à base de betteraves, colza ou encore céréales, et réfléchir à la distribution du nouveau carburant par le biais de pompes « vertes ».
A l’étranger, les études sont déjà en route ou ont abouti depuis plusieurs années. Au Brésil, dés 1970, le gouvernement a encouragé la consommation d’éthanol. 3 millions de voitures roulent grâce à de l’éthanol pur et 16 millions utilisent un mélange éthanol essence. Ces types de motorisation représentent aujourd’hui 70% des ventes de véhicule dans ce pays. Plus près de chez nous, la Suède expérimente depuis trois ans l’éthanol sous la forme de l’E85, un mélange composé à 85% d’éthanol et 15% d’essence. 20000 véhicules circulent déjà grâce à ce mélange.
La France paraît en retard. Mais d’autres alternatives existent que l’on ne peut négliger. Par exemple, le GNV (Gaz Naturel Véhicule) émet 20% de CO2 en moins que l’essence. Les biocarburants, comme le Diester ont des gains sur les émissions de CO2 équivalents à ceux du GNV. La voiture électrique même si elle a déçu, retrouve vie dans les usines de Bolloré (la Bluecar) et de Dassault (la Cleanova). Le véhicule hybride essence électricité ou diesel-électricité (préféré par PSA), offre d’autres perspectives. Les constructeurs envisagent toutes les solutions.
L’ouverture à la commercialisation de tous ces types de motorisation, ne sera effective que quand la demande sera suffisante. Le gouvernement le sait et a pris deux dispositions afin d’inciter à l’achat de véhicules propres. Le prix de la carte grise varie désormais en fonction du volume de CO2 émis par le véhicule, mesure valable pour toutes les automobiles neuves vendues dés le premier juillet et pour les voitures d’occasions mis en vente après le premier juin 2004. Un crédit d’impôt allant jusqu’à 3000 euros pour toute personne qui achète un véhicule propre et détruit son ancien véhicule a aussi été mis en place. Mais il faut également que les géants pétroliers s’investissent avec plus de vigueur dans les biocarburants. En attendant, les résultats des études du groupe de réflexion Flex fuel 2010, arriveront en septembre.
Maul
25 juillet 2006
Lecture d'été:
"Un éléphant dans un jeu de quilles", ce pourrait être un titre de roman, mais c'est un essai sur la biodiversité signé Robert Barbault... qui se lit comme un roman!
Une lecture indispensable suite à l'appel lancé par la communauté scientifique mondiale, pour qui la Terre se trouve au seuil d'une "crise majeure de la biodiversité". Dans Nature du 20 juillet, 19 chercheurs et spécialistes parmi les plus éminents du domaine demandent désormais la création d'un mécanisme de coordination planétaire, qui mobiliserait de toute urgence l'opinion publique internationale et fournirait aux dirigeants mondiaux une expertise scientifique unique et fiable, destinée à orienter leurs décisions, comme celui qui existe pour le climat à travers le GIEC.
Un éléphant dans un jeu de quilles, l'homme dans la biodiversité", Robert Barbault, éd. Seuil.
Julia Bigot
24 juillet 2006
Achats publics et développement durable
Les achats publics représentent 15 % du PIB. A ce titre, ils constituent un formidable effet de levier pour influer sur les marchés et orienter les acteurs économiques vers des solutions écologiques. Afin qu'une véritable dynamique s'engage dans le sens du développement durable, l'Etat et les collectivités locales doivent montrer l'exemple. S'il existe aujourd'hui un guide de l'achat public éco-responsable et un site Internet dédié (www.ecoresponsabilite.ecologie.gouv.fr) et que le code des marchés publics a récemment intégré la possibilité de retenir le critère environnemental dans les critères de choix, il paraît hautement souhaitable d'aller au-delà. Le critère environnemental doit devenir le critère systématiquement prioritaire dans le choix du fournisseur, du service ou du produit. Au niveau européen, longtemps préoccupée par les possibles distorsions de concurrence, la Commission européenne n'a, par le passé, pas favorisé les « achats verts ». Mais, en 2004, elle a pris conscience qu'elle pouvait utiliser ce levier pour accélerer l'innovation en matière de technologies propres et elle a introduit dans la directive sur les marchés publics la liberté d'imposer des critères environnementaux et sociaux. Elle s'interroge désormais sur la possibilité d'amender la directive pour imposer un pourcentage minimum d'achats éco-responsables. Les Pays-Bas ont, eux, choisi de ne pas attendre : alors que leurs achats s'élèvent à 30 milliards d'euros par an, 23 % d'entre eux incluent déjà des critères sociaux ou environnementaux. L'an dernier, le Parlement néerlandais a voté une loi fixant l'objectif à 100 % d'achats responsables à l'horizon 2010 pour les commandes du gouvernement central et à 50 % pour les autres acteurs publics. Ainsi, les députés souhaitent renverser la logique : tout acte d'achat doit être « durable », sauf quand on peut justifier que c'est impossible. Tout doit passer sous la houlette de l'écologie : de l'achat des ordinateurs, en privilégiant des appareils qui consomment peu d'énergie, à la construction de bâtiments à haut rendement énergétique, des meubles de bureau en bois provenant de forêts gérées de manière durable au papier recyclable, des voitures électriques à l'alimentation biologique des cantines publiques. Le gouvernement des Pays-Bas a déjà émis des critères d'achat pour plus d'une trentaine de produits. La France devrait s'en inspirer.
Ghislain Gomart
20 juillet 2006
Les bio produits : un enjeux du développement durable ?
L’utilisation de matières premières renouvelables pour la fabrication de bio produits dans les domaines de l’énergie, la chimie et les matériaux constitue une alternative aux ressources fossiles épuisables avec ses corollaires : un prix du baril de pétrole qui monte inexorablement et une dépendance énergétique croissante. C’est aussi un moyen de répondre aux défis environnementaux : - Utilisation de ressources renouvelables : amidon de céréales, pomme de terre, cellulose,ou protéine issue des oléagineux, polymère issue de la fermentation du sucre ou de l’amidon par des bactéries… alors que les ressources fossiles pourraient être épuisées d’ici la fin du siècle. - Toxicité sur l’homme nulle - Biodégradabilité ultime des produits. - Lutte contre l’effet de serre, réduction des pollutions. La France s’est engagée à maintenir d’ici 2010 ses émissions de gaz à effet de serre au niveau de 1990. Les prévisions à 2010 montrent une dérive supérieure à 50 Mt éq CO2. A l’horizon 2050, on estime que compte tenu de la forte croissance des pays émergents, principalement asiatiques, les pays développés devraient diviser leurs émissions par quatre pour que le niveau mondial ne dépasse pas le facteur 2. Il paraît envisageable de viser en France, un objectif global de substitution des approvisionnements en pétrole pour les carburants et la chimie organique d’environ 10% en 2020 et de 20% en 2040-2050. Enfin au delà des aspects environnementaux militant pour le développement des bio produits, les débouchés non alimentaires des cultures agricoles constituent un enjeu significatif pour l’avenir de l’agriculture offrant de nouvelles opportunités de développement et de diversification . Isaure d’Archimbaud
19 juillet 2006
Santé et environnement: la reprotoxicité
Les recherches sur les liens environnement-santé, ont mis à jour les dangers liés aux produits chimiques, présents tout autour de nous, dans l’air, l’eau, l’alimentation, les produits cosmétiques, les médicaments, les peintures… Ces substances nocives pour les unes, dont les conséquences sur la santé humaine sont inconnues pour les autres, sont insuffisamment contrôlées par les autorités sanitaires. Seul un cinquième l’a été !
La proposition de directive européenne REACH (Registration, Evaluation, Autorisation of Chemicals) offre une perspective d’amélioration des contrôles grâce à la création d’une agence européenne de veille sanitaire. Car en effet le risque est grand pour notre santé. Les prochains rapports de l’AFSSET, Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail, nous mettent en garde contre les effets reprotoxiques de certains produits comme les pesticides, les additifs, les colorants, présents dans les aliments.
Les effets reprotoxiques dites-vous? Ce sont les conséquences néfastes d’une substance chimique sur la fonction de reproduction, soit une altération chez l’homme et la femme de la fertilité, soit des effets perturbant le développement normal de l’embryon ou du fœtus aussi bien avant qu’après la naissance. On estime aujourd’hui que 30% des couples connaissent des problèmes de fécondité allant pour beaucoup jusqu’à la stérilité, pourcentage susceptible d’augmenter rapidement. Et l’on observe parmi les naissances et les enfants en bas âge, une augmentation nette des malformations de la vessie, de la prostate, et une croissance des infections urinaires qui conduisent souvent à l’insuffisance rénale.
Ainsi, un devoir de vigilance s’impose à nous, tant que les entreprises et les autorités de contrôle n’auront pas pris les mesures suffisantes pour nous en épargner. Cette vigilance peut se faire par nos choix de consommation, en vérifiant la composition des produits qu’on nous propose. Mais aussi par l’éducation, pour que les générations futures soient conscientes que notre santé et notre environnement dépendent de nos actions et décisions.
NKM
11 juillet 2006
Institut National de l'Energie Solaire
Le 3 juillet a été signé un protocole d'accord portant création de l'Institut National de l'Energie Solaire, entre le mInistre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, François Goulard, et le Conseil Général de Savoie, la Région Rhônes-Alpes, le CEA, le CNRS, le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Batiment), et l'Université de Savoie. C'est un signe fort en faveur du développement des Energies renouvelables. A terme, l'INES accueillera environ 250 chercheurs, employés à la promotion de l'énergie solaire.
Maul.
10 juillet 2006
Le consommateur est il prêt à trier ses emballages biodégradables ? Retour d’expérience en Allemagne
En 2001, un marché test d’utilisation d’emballages biodégradables a été financé par le ministère fédéral de l’agriculture Allemand, en partenariat avec les industriels de l’emballage. Une large gamme de produits conditionnés sous emballages biodégradables ont été mis sur le marché par des enseignes de grande distribution et des poubelles à bio déchets ont été mises à la disposition des consommateurs. Le test s’est déroulé sur 10 mois et a permis de mesurer l’intérêt des consommateurs pour ces emballages et leur capacité à trier les emballages en question dans les poubelles spécifiques. C’est à l’occasion de ce projet que le logo Compostable a été créé. Un institut de recherche marketing de Cologne a mesuré les évolutions des comportements d’achats et de tri des bio-emballages. L’université de Bahaus a supervisé les aspects de gestions des déchets et a étudié la qualité du compost et de ses applications en agriculture : les résultats en terme de renouvellement d’achat, de tri et de qualité finale du compost ont été jugés satisfaisants.
A la suite de l’expérience menée par les habitants de Kassel, un système incitatif de cotisation a été mis en place par le Duales System AG , l’ éco organisme en charge de la collecte sélective des emballages : une cotisation point vert « allégée » est en effet désormais appliquée aux emballages biodégradables .
Deux questions : L’expérience est elle transposable au consommateur français ? Eco emballage, forte du mandat qui lui est donné d’œuvrer pour inciter les industriels à une politique de prévention/ réduction , saura- t -elle (voudra –t- elle) mettre en place une cotisation incitative pour les emballages « environnementally friendly »
Camille Saint Dominique
La biomasse , c’est quoi ?
Petit Larousse : « masse totale des êtres vivants ».
Directive 2003/30/CE du PE du 8 mai 2003 : « fraction biodégradable des produits , déchets, et résidus provenant de l’agriculture de la sylviculture et des industries connexes ainsi que la fraction biodégradable des déchets industriels et municipaux ».
La biomasse végétale présente des atouts majeurs puisqu’elle permet de diminuer la dépendance énergétique ( elle peut être une source d’énergie :chaleur, carburant, électricité), de réduire les émissions de gaz à effet de serre ( l’utilisation de polymères d’origine végétale (hors polymères bactériens) en substitution de polymère d’origine pétrolière permet d’éviter l’émission de 50 à 75% de co2.), de remplacer des produits issus de la pétrochimie par des bio produits, moins nocifs pour l’environnement et la santé , de créer de nouvelles industries en accroissant les emplois liés à la forêt et l’agriculture.
Grâce à son agriculture et à sa forêt, on estime que la France pourrait mobiliser un potentiel de biomasse de l’ordre de 30 Mtep soit plus de 30% de sa consommation pétrolière totale.
Isaure d’Archimbaud