07 novembre 2006
Le PNAQ 2008-2012:
La France a transmis à la Commission Européenne son plan d'allocation de quotas de droits d'émissions de gaz à effet de serre.
Le nouveau PNAQ autorise les installations françaises de combustion à émettre au total 150.6 millions de tonnes équivalent CO2 par an pour la période 2008-2012, contre 150.4 millions de tonne équivalent CO2 par an pour 2005-2007. La réduction est donc de l'orde de 5.9% par an selon le Ministère de l'Ecologie et du Développement durable.
Les associations de protection de l'environnement, ont négativement réagi à l'annonce de ce nouveau PNAQ. Elles estiment dans l'ensemble, que la réduction par rapport à la période précédente n'est que de 3.5%. Elles estiments ainsi que la réduction devrait être d'au moins 10% pour compenser kle premier PNAQ jugé trop généreux.
Cependant, ce nouveau PNAQ est le premier à prendre en compte les émissions de dioxyde d'azote (NO2), traduites en équivalents CO2.
Les efforts français sont certes importants mais sûrement améliorables!
Maul
pour en savoir plus: http://www.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=2207
15 septembre 2006
Réduire les émission de gaz à effet de serre à Monterrey
Le Mexique produit 99 000 t de déchets solides. 70 % sont éliminés de manière salubre dans des décharges contrôlées. 3 % seulement sont recyclés.
Pour lutter contre les décharges à ciel ouvert qui posent des problèmes de salubrité et de santé publique évidents, le gouvernement mexicain a renforcé ses lois et institutions, au niveau fédéral ; financé des études techniques sur la gestion du biogaz et lancé dans un plan de recyclage de grande envergure : le projet pilote de Monterrey de récupération du gaz méthane d’enfouissement dans une décharge dont l’utilisation permet, parallèlement, de réduire la consommation de carburants fossiles.
Une centrale d’une puissance de 7 mégawatts, dans une alvéole fermée de 44 ha, est gérée par un partenariat public-privé, Sistema Metropolitano de Procesamiento de Desechos Solidos de Monterrey, qui contribue à augmenter les capacités des entrepreneurs locaux dans la gestion des déchets solides.
Cette centrale de Monterrey qui devrait permettre de récupérer 214 millions de m3 de méthane servira de modèle à toutes les centrales du Mexique et, peut-être, d’Amérique Latine.
Les résultats, depuis le lancement du projet en septembre 2003, chiffrés en mars 2006, sont estimés à la destruction de 600 000 tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone et une production de 150 000 GWh d’électricité.
Une stratégie de transposition a permis la construction de trois autres sites financés par les produits de la vente de CRE, dans le cadre du Protocole de Kyoto.
Le coût global de ce projet - en partie financé par la Banque Mondiale - est de 13,25 millions de $ auxquels s’ajoutent 6,58 millions de $ provenant de sources privées.
Une expérience intéressante de partenariat public-privé pour la lutte contre l’effet de serre qui peut nous servir de modèle pour la récupération et l’exploitation des déchets urbains.
Danièle ROUILLAC