17 novembre 2006
Canicule: Nathalie Kosciusko-Morizet préconise "l'architecture bioclimatique"
La députée Nathalie Kosciusko-Morizet a appelé vendredi au développement de "l'architecture bioclimatique" en France, afin de prendre en compte les "effets du changement climatique".
"Les experts scientifiques s'accordent à la prononcer: la fréquence des canicules, celle de 2003 comme celle de cet été, augmentera fortement dans les décennies prochaines", a souligné dans un communiqué Mme Kosciusko-Morizet, rapporteur de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur l'effet de serre.
Pour la députée, "ce constat est une invitation à agir pour limiter les effets du changement climatique", et "il est urgent d'investir deux domaines particulièrement: les modes de construction et notamment l'architecture bioclimatique, et l'urbanisme et l'organisation de l'habitat".
Selon Mme Kosciusko-Morizet, "il est aberrant de construire des logements qui ne sont pas encore adaptés aux enjeux du changement climatique en matière de consommation énergétique". "Comment peut-on demander à un particulier de s'endetter sur 25 ans pour un bien immobilier dont on sait maintenant que sa situation géographique et sa consommation énergétique le rendront déjà inadapté avant même l'échéance de la fin du prêt?", s'interroge le rapporteur.
La députée "souhaite qu'après la canicule de 2003, qui a été un moment de prise de conscience par ailleurs dramatique, l'été 2006 marque le début de démarches plus exigeantes et engagées de la part des particuliers".
Source AFP -
13 octobre 2006
La règlementation thermique 2005: des maisons plus écologiques
Le bâtiment fait partie des secteurs économiques les plus consommateurs d’énergie. Il représente plus de 40% des consommations énergétiques nationales et près de 20% des émissions de gaz carbonique, principal gaz à effet de serre très impliqué dans le réchauffement climatique. Or, en ratifiant le protocole de Kyoto, la France s’est engagé à réduire les rejets de gaz carbonique. Ainsi la loi de juillet 2005 sur les orientations de la politique énergétique nationale prévoit la réduction par quatre des émissions de CO2 du secteur du bâtiment à l’horizon 2050. Pour y parvenir, il faut notamment améliorer la performance énergétique des bâtiments. La Réglementation Thermique 2005 vise à réduire les consommations des bâtiments neufs d’au moins 15% par rapport aux standards de la RT 2000. De plus,la nouvelle Réglementation Thermique s’inscrit dans une dynamique de progrès réguliers qui devrait se traduire par une amélioration des performances énergétiques d’au moins 40% à l’horizon 2020.
La nouvelle réglementation permet le calcul et la valorisation des outils de la construction bioclimatique (prise en compte des caractéristiques du climat et de l’environnement pour la conception du bâtiment) non seulement pour diminuer les besoins de chauffage, mais également pour assurer un meilleur confort l’été. Elle favorise une meilleure prise en compte des énergies renouvelables (chauffage au bois, géothermie, panneaux solaires). De plus, la RT 2005comporte des incitations précises dans le domaine de l’isolation thermique. Ainsi elle impose une amélioration de l’ordre de 10% sur les déperditions par les parois et les baies et de l’ordre de 20% sur les déperditions par les ponts thermiques. Par ailleurs cinq labels ont être créés, correspondant à autant de niveaux de performance énergétique. Pour obtenir ces labels, les constructeurs devront mobiliser toutes les techniques permettant d’économiser l’énergie. Et, pour les inciter d’avantage à améliorer la performance des bâtiments, les pouvoirs publics étudient un projet de décret autorisant un dépassement du coefficient d’occupation des sols (COS) de 20% pour les demandes de permis de construire déposées à partir du 1er janvier 2007 et respectant certains niveaux énergétiques.
Maul.